Ma campagne

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K.limero
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Ma campagne

Message par K.limero » 11/02/2010 18:24:32

Bon, j'ai pas envie que le forum s'endorme à nouveau, donc je me suis décidez à vous montrer le "questionnaire" que j'ai donné à mes joueurs pour qu'ils crée leur perso, sachant qu'il sont censé être jeune et avec peu d'expérience , dites-moi ce que vous en pensez :


0.Nom, prénom, sexe, âge, droitier/gaucher....

1.Comment qu'tes ? : Description classique, beauté ou laideur du personnage, tête de mafieux ou de con...

2.Qu'est-c'y a là d'dans? : Ce que pense le personnage (si il pense s'entend)

3.Et la fami' ? : Le rôle de vos parents dans le village (prenez un truc utile, un tueur ne sert à rien dans un village) et ce qu'ils vous ont appris (une langue étrangère, chasser, cultiver(et franchement, c'est pas aussi inutile que vous le pensez))
4.T'fous quoi d'ta journée ? : Vos hobby, occupations etc

5.Le truc qu'y a qu'toi qu't'as : Très large, ça va des bouquins que mémé t'as refilé avant de mourir (paix à son âme) jusqu'à l'apprentissage que t'as fait le curé en passant par le chien errant que t'as recueilli.

6.Qu'est-c' qu' tu pourrais faire : Déterminera vos caracs, dites si vous êtes fort, intelligent, costauds, adroit, rapide, calme...Dans la limite du raisonnable, mettez pas très bon partout.

7.C'tout? : Mettez le reste, des petites anecdotes etc

Ze Auteur
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Message par Ze Auteur » 06/04/2010 14:29:26

Kyösti est né en 68 après le Grand Hiver, fils de Ary Hölkerö et d’Alasaïs Peyreauste. Ary est le cadet de la famille. Rony, l’aîné, est actuellement Suoselisa de Montalban, c’est à dire le chef de la milice permanente du Musta Prinsi.

Ary était Ensimmáinen Upseeri (« chef chevalier ») dans la milice princière avant de renoncer à la violence, de divorcer et de devenir Uskovainen (c’est à dire « bonhomme » ou « parfait » néo cathare) et de se retirer dans une maison religieuse isolée. Sa mère Alasaïs, quant à elle, vint vivre chez Rony avec son fils unique.

Dès qu’il eut atteint l’âge de 7 ans, Kyösti entra à l’école princière de Montalban. Il fut formé pour devenir Upseeri (« chevalier ») dans l’élite de la milice princière. A l’âge de 19 ans, Kyösti fut intégré définitivement aux upseerit du prince.

Mais son indiscipline chronique, déjà remarquée lors de ses études, ne cessa plus de s’affirmer. Plusieurs fois blâmé, il finit par être envoyé comme garde de péage au poste frontière de Campsas ou par désœuvrement il se met à boire. De plus, à chaque fois qu’il en avait la possibilité il se rendait au relais routier 4B proche, et y fréquentait le tripot et le bordel. Il fut plusieurs fois réprimandé par ses supérieurs.

Un soir, au bar du relais de Campsas, une dispute éclata. Des mots furent échangé entre un Láhettilás (Envoyé officiel du prince ») et Kyösti. La situation dégénéra, et les deux jeunes hommes en vinrent aux mains. Le Láhettilás se retrouva KO très vite ce qui était une humiliation publique pour lui.

Plus tard dans la soirée, il fit irruption dans la chambre du poste frontière ou Kyösti se trouvait avec une prostituée et ouvrit le feu. La fille prit les trois balles, protégeant Kyösti qui eut le temps d’attraper son arme et d’abattre son adversaire qui s’enfuyait déjà… et qui fut donc tué d’une balle dans le dos.

Les membres de l’escorte du Láhettilás s’en furent jusqu’à Montalban ou il racontèrent que pour d’obscures raisons de jalousie, Kyösti, ivre, avait froidement abattu son rival en lui tirant dans le dos. Ce fut son oncle Ary, accompagnés d’une dizaine d’upseerit qui vint arrêter Kyösti qui ne se doutait de rien. Ramené à Montalban il passa en jugement. La famille du mort, le clan Voïnen, était politiquement puissante et Kyösti fut jugé coupable.

La nuit même, Ary s’arrangea pour faire évader son neveu, lui remettant une forte somme et le faisant emmener discrètement jusqu’à Rodez par un chauffeur routier. Arrivé la Kyösti s’acheta ses chevaux et de quoi voyager et partit vers le nord.
J'ai dit, que cela soit ecrit et proclamé !

Ze Auteur
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Message par Ze Auteur » 06/04/2010 14:35:39

Hannele Mäkelä est issue d’une famille de paysans et de petits Vartijet (c’est à dire « officiers municipaux ») de la communauté d’Auvillar. C’est un village de 90 habitants, perché sur une falaise dominant Garonne, entre les ruines maudites de Golfesh - hantées par des démons nécroactifs jadis invoqués par le sorcier Céheuha de sinistre réputation - et la capitale de la principauté, Montalban, cité du « Musta Prinsi » (Le prince noir ).

Comme beaucoup de gens en pays néo-cathare Hannele a eut droit à une éducation. Elle sait lire et écrire. Mais la vie étant rude elle a aussi été très tôt contrainte de travailler aux champs pour les récoltes et le sarclage et comme gardienne de chèvres le reste du temps.

Mais parallèlement, son oncle Olavi, le frère de sa mère, chauffeur routier, l’emmena dans quelques voyages jusqu’à Montalban, à Cahors, aux Monts (Pyrénées) et même jusqu’à Toulouse ou l’émirat de Narbonne. Durant ces voyages Hannele découvrit le monde, la mécanique et la conduite.

Elle se fit un jour d’automne, embaucher par un transporteur bordelais de passage, un certain Agafon Ievlampi, et suivit le convoi jusqu’à Toulouse. Là elle se fit lourder comme une malpropre et du, pour survivre à l’hiver, elle du en venir à certains expédients immoraux, comme le commerce charnel ou le vol. Au printemps elle fut arrêtée par la garde capitoline et du subir huit mois d’indenture municipale. C’est durant cette période d’esclavage passée à curer les égouts, empierrer les rues, creuser les faussés et autres tâches du genre, qu’elle rencontra nombre de petits voyous Toulousains et d’ailleurs, avec qui sitôt libérée, elle se mis à roder et à faire de mauvais coups.

Enfin, après cinq ans d’aventure mouvementées dans tout le sud ouest et parfois même un peu plus loin, elle décida de renter chez elle... mais la vie au village lui sembla désormais un peu... chiante, pour le moins.

La Principauté de Montalban est une sorte de fédération informelle de quelques dizaines de villages et autres communautés qui se sont placées d’elles-mêmes sous l’égide du Musta Prinsi de Montalban, un « seigneur de guerre » en passe de fonder un état concurrent de l’Empire Bordelais ou du Pays Toulousain. Le territoire s’étend de la vallée du Lot aux Pyrénées. La culture de la principauté est un mélange des restes antiques de l’Occitanie française et de très forte influences finlandaises et baltes. Chaque village compte un Suoselisa (« protecteur ») qui dirige les Vartijet (« gardiens » ou officiers municipaux). Ils fournissent aussi au Musta Prinsi un certain contingent de sotilaat (« guerriers ») qui assurent les tâches de police et de défense territoriale au sein de la principauté et parfois un peu au delà. Des Lahettiláát (« envoyés ») circulent sur tout le territoire et représentent le Musta Prinsi en tant que juge de paix s’il y a lieu et que collecteur des impôts – fort peu élevés d’ailleurs.

Le néo-catharisme se définit lui-même comme l'héritier direct, et le seul authentique du message du Christ par opposition à toutes les mouvances néo chrétiennes usurpatrices (ECANEA, ECANER, Église orientale, etc). Il possède ses sacrements, son ecclésiologie, sa métaphysique, son clergé et sa morale qui lui sont propres.
Le dogme néo-cathare puise ses fondements dans l'Évangile de Jean, avec une interprétation dualiste en totale opposition avec l'orthodoxie chrétienne Il y a deux principes créateurs distincts et opposés, le Bien et le Mal : ces deux principes sont représentés l'un par une réalité
spirituelle, invisible, incorruptible et éternelle : le royaume de Dieu Bon, et l'autre par une réalité matérielle et temporelle, le monde matériel où le mal se manifeste. Le mal a emprisonné les âmes dans des corps de chair ; de ce fait, l'homme, par son âme, procède du Royaume du Dieu Bon et par son corps du Monde visible.
Pour libérer l'âme, l'homme on doit se détacher du monde matériel. Si une seule existence ne suffit pas à la libération de l'âme celle-ci sera soumise à la réincarnation. On peut se réincarner dans tout ce qui est vivant, plante ou animal.
L'évangile et l'apocalypse de Saint Jean sont les livres saints des néo-cathares, le Notre Père leur seule prière. Le consolament, le seul sacrement, tient lieu à la fois d'extrême-onction pour les croyants et de sacrement d'ordination pour les Parfaits. Dans la société néo-cathare,
le mariage est une cérémonie civile uniquement car le mariage conduit à une consommation de la chair. Les actes de chair sont tolérés, bien sûr, néanmoins ils sont désapprouvés et les Parfaits sont totalement abstinent et végétariens.
J'ai dit, que cela soit ecrit et proclamé !

Ze Auteur
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Message par Ze Auteur » 06/04/2010 14:39:35

Back de Fredo Ticipendèle
Vous ne gardez de votre prime enfance que des souvenirs flous. Vous vous rappelez très vaguement de papa et maman, de Margot votre grande sœur et d'une maison blanche au toit de chaumes. Vous vous souvenez aussi qu'un jour Margot vous a emmené loin dans la lande et que vous avez finit, après un voyage interminable, par arriver chez "tonton Alexandre" un vieux bonhomme méchant, laid et qui sentait mauvais. Vous étiez très malheureux et ne cessiez de réclamer votre maman. Margot est partit au début de l'hiver (vous revoyez nettement le gel sur les ajoncs). Et puis elle n'est jamais revenue.
Vous avez passé tout l'hiver avec Tonton Alexandre. Il vous battait quand vous pleuriez, il vous hurlait dessus en crachant et en toussant à chaque fois que vous lui disiez que vous vouliez votre maman. Un jour des gens sont venus. Tonton Alexandre leur à gueulé dessus. Vous avez entendu quelques mots comme "meurtre", "pendaison" et "récompense", mais pas comprit de quoi il était question. Tonton s'est mit à tousser de plus en plus et à vous frapper de moins en moins et puis, un jour, il ne s'est pas réveillé. Il était étendu tout raide et tout froid dans son lit. Vous ne saviez pas quoi faire, alors vous êtes resté là, à bouffer de vieilles patates et des racines alors que la charogne de tonton commençait à puer de plus en plus.
Un jour, les gens qui étaient déjà venus sont réapparu. Ils sont rentrés dans la cabane, il avaient l'air dégoûté et furieux. Il ont sortit tonton de son lit et ont creusé une tombe à côté de la cabane pour l'enterrer. Puis il vous ont emmené. Le chef du groupe vous a dit qu'il s'appelait le prévôt Branco. Vous êtes arrivé dans une ville et vous avez passé quelques jours dans un grenier. Vous entendiez au dehors le cri des mouettes et le "cling cling" des drisses qui frappaient des mats de bateaux. Branco vous portait une assiette de patates par jour, il faisait noir, vous aviez peur et vous vouliez voir votre maman. Un jour, exaspéré par vos pleurnicheries, Branco vous a cracher : "Putain ! Lâche moi crevure de gosse, elle est crevée ta mère, t'entends ? Crevée ! Et ta salope de sœur ça va pas tarder non plus crois moi !" C'est le premier souvenir vraiment net que vous ayez.
Quelques jours plus tard, vous avez entendu une grosse fusillade quelque part dans la ville et Branco n'est pas revenu le lendemain, ni le surlendemain. Vous commenciez à avoir sérieusement faim tout seul dans votre grenier. La porte était très bien verrouillée, alors vous avez démonté des tuiles et vous avez réussit à sortir du grenier. En glissant le long d'un gouttière, vous avez atteint le sol, dans une ruelle degeulasse qui sentait la pisse. Il faisait noir et il pleuvait. Au hasard vous avez parcouru les rues. il y avait un port avec de gros bateau dans cette ville. Et puis, vous êtes sortit et vous vous êtes enfoncé dans la campagne. Trois jours plus tard, vous étiez à moitié mort de faim au bord d'une route qui traversait la lande. Deux voitures sont passées et se sont arrêtées. Une drôle de dame est descendu de l'une d'entre elles, elle vous a pris dans ses bras et vous vous êtes évanoui.
La dame s'appelait Sœur Marie Antoine, c'était la mère supérieure des bonnes sœurs de l'évêché de Rennes (ECANEA). Elle vous a nourrit, donné des vêtement neufs et vous a expliqué qu'elle allait vous envoyer dans un endroit merveilleux qui s'appelait un orphelinat. Vous avez demandé ce que c'était, elle vous a expliqué que c'était là qu'on envoyait les petits garçons dont les parents étaient au paradis. Alors vous lui avez dit que votre maman n'était pas morte et qu'un jour elle reviendrait vous prendre. La sœur à fait une drôle de tête, mais elle n'a rien dit et vous avez été envoyé à l'orphelinat Saint Augustin de Bourges.
Vous étiez une soixantaine de gosses, les "grands" avaient 10 ou 12 ans et les plus jeune 4 ou 5 ans. Vous portiez tous la même culotte de laine et la même blouse de toile. Vous aviez tous le crâne rasé. Vous deviez apprendre à lire, à écrire, vous deviez vous occuper du potager et, au moindre écart, vous étiez fouetté et enfermé dans un cachot durant plusieurs jours. Vous deviez vous confesser tous les dimanches avant d'aller à la messe. Vous deviez vous taire, ne jamais répondre au prêtres autrement que par "oui mon Père" ou "non, mon Père". Vous avez passé cinq ans dans cet enfer de répression, mais au moins vous étiez décemment nourrit. Vous avez découvert votre sexualité avec vos camarades de misère, en douce, car vous saviez que quelques années auparavant, un orphelin avait été battu à mort par les prêtres pour avoir été surpris en plein ébat avec un camarade. Les seules femmes dont vous connaissiez l'existence étaient maman, Margot et sœur Marie Antoine. Vous n'en aviez jamais vu d'autre, et à part la vierge Marie dont vous parlaient les prêtres et qui prenait dans votre esprit les traits de votre maman, vous ne soupçonniez pas qu'il puisse exister d'autre femmes.
Un jour, l'abbé Charmant, le directeur de l'orphelinat vous convoqua dans son bureau. Vous étiez mort de trouille. Il vous fit asseoir et vous dit : "Fredo, mon petit, tu n'es plus si petit que ça. Tu doit avoir à peu près 13 ou 14 ans et il est temps pour toi d'affronter la vie ici bas. Nous t'avons enseigné à vivre dans le respect et la crainte de Dieu, tu es donc armé contre le malin. Un brave homme, nommé Monsieur Michelin Willsen recherche des bras pour ses ateliers et il se propose de te prendre à l'essai. Tu vivras chez lui et tu travailleras pour lui. Il te payera bien sûr, et ainsi tu apprendras un métier et tu pourras être utile à la communauté. Tu parts demain matin. Adieu et que Dieu te protège, mon petit".
En fait d'apprendre un métier, vous vous êtes retrouvé dans un atelier de tannerie puant, à travailler 15 heures par jour et a passer le reste du temps enfermé avec d'autres gosses de votre âge dans une remise immonde. Vous avez bien sûr essayé de protester. Pour toute réponse Willsen vous tabassé copieusement en vous hurlant qu'il allait vous apprendre la politesse et le respect.
Trois mois plus tard vous vous êtes fait la belle ! Vous avez alors commencé une carrière de mendiant et de voleur dans les rues de Bourges. Rapidement vous vous êtes rendu compte que vous ne laissiez pas les filles indifférentes et vous en avez profité à mort. Vous vous êtes tapé à peu près toutes les mendigotes des bas quartiers et aussi quelques putes qui vous ont "monté au béguin". Vous adoriez les filles, mais les garçons étaient très loin de vous dégoûter. Vous aviez donc un "ami particulier" qui s'appelait Marco. A force de baiser soirs et matins, chaque jour que cet enfoiré de Dieu faisait, vous êtes devenu un technicien expert de la chose. Vous avez un instinct qui vous permet de savoir exactement ce qui va faire prendre son pied à votre partenaire.
Mais vous étiez aussi un voleur doué. Vous avez monté plein de petits cambriolages. Rien de bien glorieux, mais ça vous permettait de vivre dans un confort relatif. Vers l'âge de 16 ou 17 (va savoir) vous aviez une gentille petite réputation dans les bas-fonds de Bourges. Les caïds vous connaissaient et vous aimaient bien. Même les maquereaux les plus grincheux ne s'offusquaient pas quand vous vous tapiez gratos une de leurs filles. Marco et vous filiez le parfait amour. Pour la première fois de votre vie, vous étiez heureux.
Un soir, alors que vous alliez vous tapez la cloche dans un bouge, en pleine nuit, vous avez entendu une fille crier au secours. Vous vous êtes rué sur les lieux et vous avez vu une bourgeoise aux prises avec trois petits lascars du quartier de la mosquée. Vous en avez planté un direct, dans le dos, en hurlant. C'était pas votre genre pourtant, vous ne savez toujours pas ce qui vous a pris ce soir là. Les deux autres ont tellement eut la trouille qu'il se sont barrés en courant. C'est ainsi que vous avez rencontré la fascinante Dalida-Bernadette Okulovka.
Durant plusieurs mois, vous avez eut une liaison avec cette fille incroyable. Elle jouait les très grandes dames, fréquentait les beaux quartiers, les bals, les restaurants chics. Elle vous avait vraiment à la bonne. Elle entreprit de vous apprendre à vous habiller et à vous comporter comme si vous aviez reçu une éducation digne de ce nom. C'est elle qui vous a apprit que pour être libre, vraiment libre, il fallait pouvoir passer partout et donc toujours donner aux gens l'impression que vous étiez de leur bord et de leur milieu. Tout un art ! Elle vous a apprit aussi à parler d'amour aux filles plutôt que leur proposer la botte directement. Bref, elle vous a enseigné l'art de la manipulation.
Dalida Bernadette travaillait pour les Kontrevs, c'est à dire des exilés chassés par la révolution de 73 en Bourgogne et qui luttaient, en sous-mains, contre le gouvernement collectiviste de Dijon. Elle s'était autoproclamée aristocrate. Elle était prétentieuse, exaltée, d'un naturel expansif, jaloux et violent mais aussi d'un arrivisme forcené, d'une amoralité profonde et sans aucun scrupules. Votre liaison devenait chaque jour plus orageuse, plus intense et plus problématique..
Un soir, un caïd du milieu vous a présenté un type, un certain Ruben Goldstein, qui vous proposait de vous payer grassement pour une mission très spéciale. Il s'agissait de s'introduire dans la tannerie Willsen et d'y foutre le feu. L'idée de vous venger de Willsen vous plaisait pas mal. Alors vous avez accepté. Vous avez préparé le coup avec votre petite bande, dont Marco faisait partie. Mais le soir de l'expédition, Dalida-Bernadette vous fit une grande scène de jalousie et, le temps de vous en dépêtrer, vous étiez en retard. Marco était pour la première fois en 4 ans de liaison, jaloux lui aussi. Il avait bien vu que vous ne traitiez pas votre nouvelle maîtresse comme les autres. Aussi, par un mouvement d'humeur avait-il décidé de partir foutre le feu à la tannerie sans vous.
Saisit d'un horrible pressentiment, vous avez couru et traversé toute la ville. Vous êtes arrivé hors d'haleine pour voir la tannerie en feu et votre bande aux mains des gardes bourgeoises, alignée les mains sur la tête. Près du brasier Marco était étendu, mort. Malade de douleur vous vous êtes jeté sur son corps en pleurant. Vous avez été arrêté. Vous n'étiez pas sur place, aussi n'avez vous écopé que de quatre mois de travaux forcés pour complicité passive d'incendie volontaire. Après avoir passé 122 jours à niveler à la pioche le trajet du futur chemin de fer de Lyon à Tours, vous avez été libéré. Vous avez alors décidé de quitter Bourges ou chaque ruelle vous rappelait cruellement votre cher Marco et ou les flics vous avaient irrémédiablement repéré. Vous avez apprit que c'est Willsen lui-même qui avait descendu Marco, et même si vous n'y pouviez rien dans l'immédiat, vous vous êtes jurer que vous vengeriez votre premier amour.
Alors vous êtes monté vers le nord. L'ambiance en Novaia Ukrainia vous a rebuté, donc vous avez continué vos errances. Et puis, il y a deux ans, vous êtes arrivé à Bledgrad. De fil en aiguille, vous vous êtes mit d'accord avec Madame Durant Dupont. Vous êtes devenu "pensionnaire modèle" dans son bordel.
J'ai dit, que cela soit ecrit et proclamé !

K.limero
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Message par K.limero » 12/04/2010 11:45:14

Ze auteur est de retour :shock:

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